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Historique Dès les années 60, la Suisse a reconnu cette spécificité, sous l’impulsion de personnalités comme Arnold Kappert (Berne), Leo Widmer (Bâle), Alfred Bollinger (Zurich) et Bernard Krahenbuhl (Genève), en promouvant la création de services spécialisés dans tous les hôpitaux universitaires de Suisse. En 1990, grâce notamment à l’action consensuelle de Felix Mahler (Berne), la discipline était reconnue comme une sous-spécialité de la médecine interne et de la dermatologie et, dix ans plus tard, l’angiologie devenait, à l’instar d’autres anciennes sous-spécialités, une spécialité à part entière, situation unique au monde. Les prestations cliniques couvrent l’ensemble des maladies vasculaires et thromboemboliques dans leurs aspects diagnostiques et thérapeutiques. Tout en assurant l’ensemble des prestations cliniques reconnues dans ce vaste champ, chaque centre universitaire suisse s’est plus particulièrement axé sur un aspect de ce domaine en contribuant à la recherche: pour l’instant, Bâle sur la technique ultrasonographique, Berne sur la thérapeutique endovasculaire, Genève sur la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire, Lausanne sur l’athérosclérose et Zurich sur la microcirculation et MAOP. A titre d’illustration, mentionnons que chaque année plus de 20'000 examens duplex sont effectués dans les centres universitaires suisses et 8'000 dans les autres centres hospitaliers, tandis que plus de 3000 angioplasties vasculaires périphériques sont pratiquées par ou avec des angiologues. De même, la pratique angiologique effectuée par les spécialistes en ville offre aux malades ambulatoires des prestations cliniques importantes en terme de nombre d'examens et de patients traités. Le vaste champ médical couvert par l'angiologie permet en effet de recourir à des examens et des traitements ambulatoirement dans des situations de plus en plus fréquentes. Il est prévisible d'avoir à l'avenir une augmentation de cette tendance de fait de l'évolution, essentiellement pour la maladie variqueuse, de techniques peu invasives, notamment endovasculaires et de l'utilisation plus aisée des médicaments antithrombotiques. L’angiologie est présente dans tous les hôpitaux universitaires suisses au sein d’une division/service assurant toute la palette des prestations nécessaires à la formation des futurs spécialistes FMH (centres de formation A) et dans la plupart des hôpitaux cantonaux (centres B), ces derniers n’assurant qu’une partie du programme de formation et reconnus pour deux années de formation post-graduée. La formation continue est principalement assurée par les centres A (une année au moins requise), sous l’égide de la SSA et de l’UVS (cf. ci-dessous) qui s’efforcent de coordonner une politique de relève visant à couvrir les besoins du pays. Sur le plan clinique, les interfaces sont nombreuses entre l’angiologie et les spécialités suivantes:
L’angiologie Suisse s’est imposée au cours des quarante dernières années comme un partenaire indispensable des soins aux malades souffrant de pathologies vasculaires ou thromboemboliques. Elle a conquis ses lettres de noblesse en acquérant le statut de spécialité à part entière au sens de la Fédération des Médecins Suisses (FMH). Elle occupe une place reconnue sur l’échiquier international de la recherche dans ce domaine également pour l’angiologie de s’engager largement dans le débat politique et professionnel dans le but de renforcer les positions de la spécialité. |
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