Les besoins et leur couverture

Selon la « Basler Studie », étude épidémiologique Bâloise réalisée par L. Widmer et collaborateurs dans les années 60 et 70, la prévalence de l’artériopathie périphérique dans la population est de l’ordre de 2% (groupe d’âge des 35-44 ans), 6% (45-54 ans) et 11% (55-64) ; elle augmente encore considérablement dans les classes d’âge supérieures.

La prévalence des affections veineuses périphériques a été estimée à 22% à l’âge de 20 ans et à 75% à 60 ans avec une nette prédominance féminine. La prévalence des troubles vasculaires cérébraux a été évaluée en Grande-Bretagne à 4.5/1000 habitants.

Sur ces bases, un comité d’experts européens (« European Working Group on Medical Angiology ») a publié une estimation des besoins de la population européenne à 1-2 angiologues par 100000 habitants (Vasa, 1992; 21:3-5).

La Suisse comptant 8 millions d’habitants, ces besoins peuvent donc s’estimer à 80-160 angiologues installés, les centres universitaires exerçant une activité de référence clinique, de formation de la relève et de formation continue.

Selon les statistiques de la Fédération des médecins suisses (FMH), 110 angiologues (dont 20% de femmes) étaient installés en pratique privée en 2002 avec toutefois d’importantes disparités géographiques, certains cantons (Bâle, Genève, Zurich, Vaud) étant très bien desservis alors que d’autres ont une couverture nulle ou insuffisante (Argovie, Appenzell, Fribourg, Jura, Schaffhouse, Suisse centrale).
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